Energies renouvelables dans les transports / huile de palme: la France doit sortir des énergies "propres" qui n’ont de propre que le nom. 14/06/18

COMMUNIQUE I Suite à l'accord trouvé en trilogues dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 juin 2018 sur la directive énergies renouvelables

Jeudi 14 juin 2018, tard dans la nuit du mercredi, un accord a été trouvé en trilogue sur la directive Energies renouvelables (RED II).

Ce texte, qui prévoit notamment un objectif général de 32% d’énergies renouvelables d’ici 2030, comporte un volet transports relatif à la part des énergies renouvelables dans ce secteur et au recours à des agro-carburants dont certains, comme le biodiesel issu de l’huile de palme est dangereux pour l’environnement.

Alors que le Parlement européen avait réclamé en janvier dernier une sortie de l’huile de palme dans les transports à partir de 2021, l’accord final prévoit une sortie progressive des agro-carburants de première génération seulement d’ici 2030.

Pour Karima Delli, députée européenne écologiste, présidente de la Commission Transports du Parlement européen :

«  Il est essentiel que les transports prennent toute leur part dans la transition énergétique pour entrer dans l’ère de l’après-fossile pour respecter les engagements pris lors de la COP 21.

Malheureusement, derrière la promesse d’énergies renouvelables, qui devraient être un levier pour y arriver, plane encore trop souvent la menace d’énergies sales et voire encore plus polluantes que le diesel fossile. C’est le cas des agro-carburants issus de cultures alimentaires ou vivrières comme le ' biodiesel ' issus d’huile de palme, de soja ou de colza qui sont hautement nocifs pour les forêts tropicales, la biodiversité et le climat.

Alors que ce texte propose un objectif de 14% d’énergies renouvelables  pour les transports, ce dernier ne doit plus servir de prétexte pour produire à bas coût de l’énergie 'propre' qui n’en a que le nom !

En revanche, l’objectif minimal d’introduire 3,5% d’agro-carburants avancés doit servir de référence.

Après avoir tergiversé et trop tardé pour défendre une position ambitieuse à Bruxelles, la France doit désormais prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour stopper les importations d’huile de palme et encourager au maximum les agro-carburants issus de déchets et du recyclage. En aucun cas, elle ne doit céder au chantage de ceux qui deféndent l’huilde palme ‘made in France’. C’est une demande claire des citoyens qui se sont largement mobilisés sur cette question ».

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