Grève SNCF : ce n’est pas en s’attaquant aux cheminots qu’on règlera le problème de la dette 22/03/18

COMMUNIQUE I A l'occasion de la grève du 22 mars contre la réforme SNCF

"J'entends dans la bouche de trop de responsables politiques qu'on va privatiser la SNCF à cause de l'Europe, parce que l'Europe a libéralisé le rail. C'est une contre-vérité! En aucun cas, cette réforme ne commande à la SNCF de devenir une société privée. 

Toutefois,  la libéralisation du rail en France comporte des risques, tels que la dégradation de l’offre, la hausse des tarifs, la fermeture de certaines lignes régionales jugées non rentables, voire des problèmes de sécurité. Ce scénario s'est d'ailleurs produit au Royaume-Uni, dont la population réclame aujourd'hui la renationalisation de son rail.

Une chose est sûre, le rail français est déficitaire et il faut transformer le système en profondeur. Les lignes à grande vitesse nous coûtent trop cher. C’est pour cela que les écologistes défendent une taxe poids-lourd, afin de réinvestir dans les infrastructures propres comme le rail et faire revenir les usagers vers les trains.

Pour toutes ces raisons, je veux rappeler aux responsables politiques que ce n'est pas en s'attaquant aux cheminots, que tout va aller mieux à la SNCF. Aujourd'hui, le vrai problème de l’ouverture à la concurrence porte sur la reprise des personnels des opérateurs ferroviaires. Les cheminots ont raison de craindre pour leur emploi parce que rien ne garantit, dans le cas où un réseau TER passerait chez un opérateur étranger, que l'ancien personnel SNCF sera repris par le nouvel opérateur. C’est pourquoi je demande que les Régions et l'État inscrivent ce principe fondamental du transfert des personnels, de façon obligatoire, dans tous les marchés publics."

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